Devil May Cry 4 (par GG)
Après deux ans d’attente, il fait suite à l’épisode 3 de la série qui, nous avait déjà étonné avec son gameplay ambitieux et plein d’innovations. Le 3 nous avait déjà transporté au coeur d’une bataille épique entre le bien et le mal avec son lot de monstres/démons et humains assoiffés de pouvoir. Le 4eme épisode lui va tenter d’ajouter du sang neuf à une série qui approche de son apogée.
Tout comme le 2, DMC 4 introduit un nouveau personnage. Nero, jeune chevalier un peu rebel au service de l’ordre de l’épée, qui dirige la ville de Fortuna. Il va se mettre à la poursuite de l’homme mystérieux qu’il a affronté en tentant de sauver son chef, assassiné lors de la fête de l’épée. Au delà même du nouveau personnage, celui-ci va permettre d’introduire un nouveau de gameplay sous la forme du « DevilBringer », son bras démoniaque qui lui permet d’accomplir toutes sortes d’actions, allant de la projection brutale au grappin qui permet d’atteindre des lieux inaccessibles auparavant.
Mais Capcom n’a pas délaissé les joueurs plus conservateurs, car pour leur plus grande joie Dante, le célèbre chasseur de démons est de retour
Plus mature et plus classe que jamais. Il va nous permettre de renouer avec nos bonnes vieilles habitudes : le découpage de démons à la chaîne d’une façon aussi classique que classe et brutale ! Si le fond n’a pas changé, notons quand même que les différents styles de combat (Royalguard, Gunslinger, Swordmaster et Trikster) déjà présents dans l’épisode 3 sont désormais interchangeables sur simple pression de boutons
Si la technique est quasi irréprochable, on peut quand même reprocher un manque de finition sur les ombres. Les animations sont quand à elles absolument magnifiques et de surcroît d’une fluidité parfaite se qui donne des combats parfaitement rythmés et stylés.
On peut aussi déplorer un scénario de lutte entre le bien et le mal un peu banal, mais la classe qui émane des antagonistes, surtout lors des cinématiques nous permettent d’oublier un peu cette lacune.
Plus posé que l’épileptique DMC 3, Devil may Cry 4 assure le changement dans la continuité. Beau à pleurer, fun à jouer, cet opus améliore la jouabilité tout en poussant les affrontements vers des chorégraphies de plus en plus époustouflantes. On lui excusera alors son scénario de série B, ses quelques soucis de caméra et, plus difficilement, une seconde moitié d’aventure solo ressemblant à s’y méprendre à un mode Reverse. Malgré tout, voici bien un DMC de qualité qui augure une descendance au moins aussi stylisée et tout aussi nerveuse.
Source Images : Jeuxvideo.com